L’histoire des fondateurs de startups qui abandonnent leurs études pour lancer leur propre entreprise est devenue un mythe dans le monde de la technologie. Des personnages emblématiques comme Steve Jobs, Bill Gates et Mark Zuckerberg ont fait fortune sans diplôme, mais les études montrent que la majorité des startups réussies ont été fondées par des personnes ayant un diplôme d’études supérieures. Malgré ces données, le charme du fondateur autodidacte persiste, même si l’enthousiasme des investisseurs pour les « non-diplômés » est loin d’être constant.

Le Cycle de la Mode

Ce phénomène est cyclique et est actuellement à la mode dans le contexte de l’essor de l’intelligence artificielle. Lors des journées de démonstration de Y Combinator, de plus en plus de fondateurs mettent en avant leur statut de « dropout » dans leurs présentations. Selon Katie Jacobs Stanton, fondatrice et associée générale de Moxxie Ventures, « être un dropout est une sorte de référence en soi, reflétant une conviction et un engagement profonds pour construire. Je pense que c’est perçu comme quelque chose de très positif dans l’écosystème des startups ».

La Peur de Manquer l’Opportunité

De nombreux aspirants entrepreneurs ont peur que rester à l’université pour obtenir leur diplôme signifie manquer la fenêtre d’opportunité la plus critique pour construire leur entreprise. Certains, comme Brendan Foody, qui a co-fondé Mercor, ont abandonné des écoles prestigieuses comme Georgetown pour poursuivre leurs startups. Kulveer Taggar, fondateur de la société de capital-risque Phosphor Capital, explique que « il y a juste ce sentiment d’urgence et peut-être de FOMO » (peur de manquer quelque chose). Les fondateurs doivent faire un calcul : « Je peux finir mes études ou je peux simplement commencer à construire ».

La Vision des Investisseurs

Même si certains fondateurs craignent que le diplôme puisse être un signal négatif, Yuri Sagalov, qui dirige la stratégie de semence de General Catalyst, suggère que les investisseurs ne sont pas obsédés par l’étiquette de « dropout », en particulier pour les étudiants qui sont proches de la fin de leurs études. Il argue que les réseaux sociaux créés par l’université et la marque de l’université ont encore de la valeur, même si le fondateur ne reçoit pas de diplôme. Cependant, non tous les investisseurs partagent cet avis. Wesley Chan, co-fondateur de FPV Ventures, donne la priorité à la sagesse, une qualité que les jeunes fondateurs n’ont souvent pas encore développée. Il croit que la sagesse se trouve généralement chez les fondateurs plus âgés ou ceux qui ont des cicatrices sous leur ceinture.

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