L’informatique spatiale est un domaine en plein essor, avec des entreprises comme Kepler Communications et Sophia Space qui travaillent sur le développement de technologies permettant de traiter des données en orbite. Alors que les géants de l’industrie comme SpaceX et Blue Origin envisagent de créer des centres de données en orbite, les premiers pas vers la réalisation de cet objectif sont déjà en cours.
Les débuts de l’informatique spatiale
La plus grande grappe de calcul actuellement en orbite a été lancée par Kepler Communications en janvier et compte environ 40 processeurs Nvidia Orin edge à bord de 10 satellites opérationnels, tous reliés par des liens de communication laser. L’entreprise compte désormais 18 clients et a annoncé son dernier client, Sophia Space, une startup qui testera le logiciel pour son ordinateur orbital unique à bord de la constellation de Kepler. Les experts prévoient que nous ne verrons pas de grands centres de données comme ceux envisagés par SpaceX ou Blue Origin avant les années 2030. Le premier pas sera de traiter les données collectées en orbite pour améliorer les capacités des capteurs spatiaux utilisés par les entreprises privées et les agences gouvernementales.
Les partenariats et les défis
Kepler ne se considère pas comme une entreprise de centres de données, mais comme une infrastructure pour les applications spatiales. L’entreprise veut être une couche qui fournit des services de réseau pour d’autres satellites dans l’espace, ou pour les drones et les avions dans le ciel en dessous. Sophia, en revanche, développe des ordinateurs spatiaux refroidis passivement qui pourraient résoudre l’un des principaux défis pour les grands centres de données en orbite : garder les processeurs puissants sans surchauffe sans avoir à construire et lancer des systèmes de refroidissement actif lourds et coûteux. Dans le cadre de leur partenariat, Sophia téléchargera son système d’exploitation propriétaire sur l’un des satellites de Kepler et tentera de lancer et de configurer six processeurs graphiques sur deux engins spatiaux. C’est la première fois que ce type d’activité sera tenté en orbite.
Les perspectives et les enjeux
L’avenir de l’informatique spatiale est prometteur, avec des entreprises comme Kepler et Sophia qui travaillent sur le développement de technologies permettant de traiter des données en orbite. Les partenariats et les défis sont nombreux, mais les perspectives sont encourageantes. La mise en place de centres de données en orbite pourrait résoudre des problèmes tels que la surchauffe des processeurs et la consommation d’énergie. De plus, l’informatique spatiale pourrait offrir des solutions pour les entreprises qui cherchent à réduire leur dépendance aux technologies américaines, comme la France qui a décidé d’abandonner Windows pour Linux. Les enjeux sont importants, mais les possibilités sont immenses. L’avenir de l’informatique spatiale est en marche, et il est temps de s’y intéresser.