La fin du mois de mars a été marquée par une vague de licenciements massifs chez Oracle, avec entre 20 000 et 30 000 employés touchés. Les employés ont reçu un email leur annonçant la fin de leur contrat, sans préavis ni explication. Cette situation a soulevé des questions sur les droits des employés et les pratiques des entreprises en matière de licenciements.
## Les conditions de licenciement d’Oracle
Les employés de Oracle ont reçu une offre de séparation qui comportait des conditions standard pour les entreprises américaines. En échange de la signature d’une renonciation à leur droit de poursuite, les employés ont reçu quatre semaines de salaire pour la première année, plus une semaine supplémentaire par an de service, plafonnée à 26 semaines. L’entreprise a également pris en charge un mois d’assurance COBRA. Cependant, les employés ont découvert que les actions qui n’avaient pas encore été attribuées étaient perdues, même si elles étaient sur le point de l’être. Cela a touché particulièrement les employés qui avaient reçu des actions comme incitation à la rétention ou à la place d’une augmentation de salaire liée à une promotion.
## Les contestations des employés
Certains employés ont découvert que, s’ils étaient classés comme travailleurs à distance, ils ne bénéficiaient pas de la protection de la loi WARN, qui exige que les entreprises donnent un préavis de deux mois avant les licenciements massifs. Cette loi s’applique lorsqu’au moins 50 personnes sont touchées dans un même lieu. En classifiant les employés comme travailleurs à distance, Oracle a pu contourner cette loi. Les employés ont également découvert que, même s’ils étaient couverts par la loi WARN, cela ne leur donnait pas nécessairement droit à une indemnité de licenciement. En effet, Oracle avait inclus les deux mois de préavis dans son calcul de quatre semaines de salaire, plus une semaine par an de service.
## Les réactions des employés et des autres entreprises
Un groupe d’employés a tenté de négocier collectivement avec Oracle, mais l’entreprise a refusé de discuter. Les employés ont comparé les conditions de licenciement d’Oracle à celles d’autres entreprises du secteur, comme Meta, Microsoft et Cloudflare, qui offrent des conditions plus favorables. Par exemple, Meta a offert 16 semaines de salaire de base, plus deux semaines par an de service, et a pris en charge l’assurance COBRA pendant 18 mois. Microsoft a offert une indemnité de départ volontaire aux employés ayant plus de 15 ans de service, ainsi que des actions attribuées de manière accélérée. Cloudflare a offert une indemnité de licenciement équivalente au salaire de base jusqu’à la fin de l’année, ainsi que des soins de santé jusqu’à la fin de l’année et des actions attribuées de manière accélérée. Les employés d’Oracle ont exprimé leur déception et leur frustration face à la réaction de l’entreprise, qui a refusé de négocier et de prendre en compte leurs préoccupations. Cette situation soulève des questions sur les droits des employés et les pratiques des entreprises en matière de licenciements, et met en lumière les disparités entre les conditions offertes par les différentes entreprises du secteur.